Mes premiers 18 mois de coaching

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Mes premiers 18 mois de coaching

by helenefrebourg août 1, 2019

Petit pas à pas, le coach se jette à l’eau !

Pendant ma formation, j’ai coaché 7 personnes, soit  73h en 51 séances de février à aout 2018.

  • Avec la supervision collective et individuelle par des coachs de mon école Linkup Coaching
  • Avec la rédaction de rapport de coaching, qui récapitule le processus du coaching et est ensuite analysé par le coach superviseur
  • Avec le questionnaire d’auto-évaluation; qui sert à mesurer en 50 points nos zones de vigilance, de progrès et de balayage méthodologique
  • Il faut considérer que chaque heure de coaching, ça fait 1h de débriefing, tri des notes, réflexion, préparation des outils … + environ 20h de rédaction par rapport  + + 20h pour autoévaluation + les heures de supervision … ça fait donc grosso modo environ 200h de travail, soit donc un rapport de 1 à 3 = pour 1h de coaching ça fait 2h de boulot après !

Depuis ma certification en octobre 2018, j’ai continué à pratiquer le coaching par téléphone : en 10 mois, j’ai coaché 23 personnes, soit environ 300 heures en 240 séances (les séances durent entre 1h et 1h30, ou parfois 45mn ou 2h !). Et ce, avec le même protocole de supervision (avec un coach certifié de l’EMCC), rapport et auto-évaluation : c’est la méthodologie pour être professionnel.

Ainsi, le premier bilan de cette phase de démarrage, entre février 2018 et aout 2019, soit avec 18 mois de pratique, j’ai mené le processus de coaching pour 30 personnes, soit 30 cas avec des problématiques très différentes (tant coaching de développement que de transformation), et cela correspond concrètement à environ 370 heures de coaching par téléphone.

J’ai aussi participé à un hackathon et un start up week end, ces fameux challenges de l’innovation en 50h non stop : j’ai donné quelques coups de pouce, en mode coaching aux équipes créatives, sur des projets autour de la e-santé.

Tous mes clients sont concernés par la maladie chronique ou les problématiques de santé : c’est ma priorité car c’est sur ce champs-là que je souhaite approfondir mon expertise.

Précisons bien que le coaching n’est PAS une conversation entre pseudo-copines qui partagent leur expérience sur un sujet : c’est un vrai travail, avec une méthodologie et un processus, avec une déontologie et une éthique, du professionnel quoi !

Le cadre est également fixé avec :

  • le contrat écrit entre le client et le coach, pour préciser les modalités du coaching (tarif, mode de règlement, timing, objectif global) et les obligations respectives : pour le coach, le professionnalisme, l’obligation de moyens, l’assurance pour responsabilité civile ; et pour le client, son engagement à rentrer dans le processus pour se donner les moyens d’atteindre l’objectif du coaching.
  • la déontologie : ma certification étant issue du cadre de l’EMCC (fédération européenne des coachs) puisque Linkup Coaching est labellisé EQA, je me réfère à la déontologie de l’EMCC.

Ce qui me parait essentiel dans l’éthique à mettre en place pour exercer ce métier au coeur de l’humain, c’est bien évidemment les notions de confidentialité (pas de conflit d’intérêt en corollaire), bienveillance (pas de jugement), écoute active (pas de conseil, orientation, ordre d’action) : le client doit pouvoir s’exprimer en toute liberté et sécurité et, il doit pouvoir faire ses choix en toute autonomie et responsabilité.

Mais aussi, et surtout, ce qui est également fondamental dans la posture du coach, c’est son travail personnel permanent :

  • le travail en amont sur les plans psychologiques (avec un psy)
  • le travail en développement personnel ou autrement dit, l’expérimentation concrète des outils du coaching ! (avec un coach)
  • la supervision par un coach certifié ou un superviseur agréé,
  • l’échange entre pairs (coach, mentors, superviseurs)
  • & la formation permanente, en plus de la lecture et rencontres.

Pour conclure sur cette première année de coaching, en toute authenticité et humilité, je préfère préciser que j’ai respecté de mon mieux, toutes ces données du cadre, sauf :

  • je n’ai pas encore souscrit mon adhésion à l’EMCC (240€/an)
  • je n’ai pas payé d’assurance professionnelle RCP (environ 300€)
  • je n’ai pas payé de superviseur (bah oui la supervision a un coût aussi), mais j’ai fait du co-coaching avec une coach certifiée et adhérente EMCC.

Tout simplement parce que ma structure n’est pas encore créée, et je n’ai pas le premier sou !

Cette année 2019 est une année de transition entre ma formation de certification comme coach en 2018 et la création de ma Sasu début 2020.

Je dois faire face à un énorme budget de reconversion (près de 20 000 euros, j’en parle en détail ici !)

ET

Mes 30 premiers clients ont bénéficié d’un tarif exceptionnel, ce qu’on appelle le coaching solidaire : chacun donne ce qu’il veut / peut. Et il faut bien avouer que dans ce cas, les personnes ne se rendent pas forcément compte du vrai tarif d’un coach (autour de 100 à 150 euros de l’heure), et donnent plutôt entre 20 et 50 euros la séance, un peu comme chez le docteur, sauf que là c’est 10 minutes et en plus c’est remboursé par la sécu !

En résumé, j’ai à peine encaissé 10% de mon budget de reconversion, et en plus, je l’ai mis sur un compte à part, bloqué, pour faire une cagnotte pour payer l’avocat & co, au moment de la création de la Sasu.

Ce n’est pas le problème pour cette année, car j’ai estimé que le démarrage est une transition : j’ai volontairement privilégié l’importance de la pratique avec différents cas, pour m’exercer à jongler dans ma boite à outils et à développer mes compétences d’écoute et du questionnement, 2 spécificités bien précises du coaching : bref, en 2019, je me suis rodée avec les fondamentaux.

J’ai fait en 2018, une enquête auprès de 300 malades, pour remonter des informations pour comprendre ce que les personnes en situation de maladie chronique peuvent attendre du coaching, concrètement. Et coacher en direct pendant ces 18 mois, ça permet de comprendre encore mieux : il est important d’éviter le transfert de ma propre histoire, en particulier de malade, et de la transposer en mode universel, et aussi j’ai pu mesurer la complexité des situations.

En Quoi Le Coaching Peut Contribuer Au Mieux-Vivre Avec La Fibromyalgie, La Maladie Chronique ?

C’est le sujet de mon mémoire et de ma soutenance pour ma certification RNCP1 de Coach Consultant professionnel. Naturellement, c’est le sujet au coeur de mon activité de coach, et je vais développer ce sujet dans mes prochaines publications.

Je continue le coaching solidaire, jusqu’à la fin de l’année 2019 : j’en reparlerai en septembre, car je vais proposer une nouvelle formule … #teasing 😉 …

Voilà, c’est une note qui peut paraitre un peu austère, mais cela me semble très important de bien préciser quel est le cadre professionnel du coaching, et ce que cela signifie être coach certifiée.

  • PS : pour ceux qui décryptent avec la lunette de la spirale dynamique de Clare Graves, oui c’est mon coté très bleu mais je ne vois pas comment on peut ne pas avoir un cadre avec professionnalisme quand on vend des prestations, de surcroit au coeur de l’humain … 😉
  • pour en savoir plus sur mon parcours professionnel

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